Année balzacienne (L'), 2018, no 19
Année balzacienne (L'), 2018, no 19
Collectif  
  • Éditeur : Presses Universitaires France
  • Collection : R. Année balzacienne
  • EAN : 9782130802037
  • Code Dimedia : 000181870
  • Format : Revue & périodique
  • Thème(s) : SCIENCES HUMAINES & SOCIALES
  • Sujet(s) : Sciences humaines - Divers
  • Pages : 552
  • Prix : 89,95 $
  • Paru le 28 janvier 2019
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EAN: 9782130802037

Passion de la table, tableau  des passions 

Fondée en 1959, L'Année balzacienne paraît en livraisons annuelles depuis 1960. Chaque volume contient, sur Balzac et autour de Balzac, sur son oeuvre et le contexte dans lequel  elle a été produite, des articles de recherches d'inspiration diverse : études générales,  biographiques, génétiques, historiques, stylistiques... 

L’objet de ce volume est de s’interroger sur la nature de la représentation attachée à la  table dans l’oeuvre de Balzac, y compris la représentation théâtrale. À rebours de l’idée  reçue sur les interminables descriptions balzaciennes, ce volume met en lumière  l’intéressant paradoxe d’une grande économie de moyens chez Balzac dans l’évocation  de la table et un déplacement de l’attention, des mets aux mots et à leur circulation,  c’est-à-dire aussi aux pannes de circulation. C’est ainsi que la table permet au romancier  d’articuler représentation d’une pathologie, d’une passion (au sens premier du terme) de  la vie sociale, et poétique de la représentation. Mieux, grâce à un détour par la littérature  panoramique de son temps, la table chez Balzac est associée à l’art de la memoria et de  l’inventio, par lesquelles l’évocation de la restauration moderne est au coeur de  l’expérimentation du roman moderne. 

Telle est bien aussi la perspective de la seconde réflexion, « Passionnément Bette. Le  monde des passions dans La Cousine Bette », roman jumeau du Cousin Pons , dont le  personnage éponyme, prix de Rome, esthète distingué en son musée, devient piqueassiette,  et ouvre l’éventail du goût dans toutes ses acceptions et adultérations. Dans un  monde d’où les dieux, les rois et les lois s’en vont, l’on assiste à une dérégulation des  passions, et ce roman de l’art et de l’artiste n’est pas celui de la chute tragique ou  pathétique des siècles passés, mais de l’entropie moderne, dont le réseau de la Bette  est l’image et le système narratif l’expression : Balzac sait qu’au traité des passions, il lui  faut désormais substituer le roman. 

AUTEUR(S)

Revue dirigée par Michel LICHTLE, maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne.




NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.