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Palézieux
Collectif  
  • Éditeur : 5 Continents
  • Collection : Art contemporain
  • EAN : 9788874399079
  • Code Dimedia : 000199058
  • Format : Broché
  • Thème(s) : BEAUX LIVRES
  • Sujet(s) : Peinture (B.L.)
  • Pages : 328
  • Prix : 92,95 $
  • En librairie le 12 novembre 2019
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EAN: 9788874399079

Quatre petits volumes ressemblant à des carnets nous introduisent, y compris sur le plan matériel, à l’œuvre sur papier du peintre et graveur suisse Gérard de Palézieux (Vevey 1919-Veyras 2012). Après sa formation à l’École des beaux-arts de Lausanne, il réside à Florence pendant la Seconde Guerre mondiale, puis s’installe dans le canton du Valais, où il vivra jusqu’à sa mort.
 
La lumière, les usines et la campagne italiennes constitueront un ancrage important pour sa poétique, parfois très proche de celle de Giorgio Morandi, dont Gérard de Palézieux fait la connaissance en 1953 et avec qui il restera en contact jusqu’au décès du peintre bolonais. Mais son œuvre témoigne aussi d’autres sources d’inspiration, tels les effets lumineux de Canaletto et de Claude Lorrain.
 
En 1969, après un voyage au Maroc, il découvre l’aquarelle, technique qui va l’aider à élargir sa vision et lui permettre de dissoudre toute pesanteur en une pure luminosité. C’est à Venise que, à partir de 1972, Palézieux trouve sa véritable voie, grâce aux qualités de rapidité et de transparence du médium, une voie très proche d’une sagesse et d’un retrait du monde prônés par les peintres chinois. À partir de ce moment-là, le graveur s’ouvre à des expériences beaucoup plus libres, en se passionnant pour des techniques comme l’aquatinte ou le monotype lui permettant de traduire dans des paysages d’une extrême sensibilité le passage du temps.
 
Solitaire, instinctif, fidèle à ses émotions, Palézieux n’a jamais renoncé à la peinture telle qu’il l’avait apprise de ses maîtres. « Je suis un attardé, disait-il, un isolé, dans un siècle qui me dépasse. » En dehors de tout courant, de toute posture, son regard sur le monde se révèle néanmoins étonnamment juste, et chargé d’un étrange pouvoir de résistance. Dans ses images peintes ou gravées, il évoque les choses et les pays avec une réserve qui traduit les incertitudes de notre temps, ses abandons; pourtant jamais il n’appuie sur la plaie et jamais il ne force l’expression. Ses aquarelles de neige, ses aquatintes au sucre disent le retrait de la lumière, la force inéluctable du temps, opposant aux contingences et aux discours personnels un art qui tente de renouer avec le simple et l’universel.

AUTEUR(S)

Ger Luijten a fait des études d’histoire de l’art à l’université d’Utrecht. De 1987 à 1990, il fut conservateur au Cabinet des arts graphiques du Museum Boijmans Van Beuningen de Rotterdam, avant de travailler au Rijksmuseum d’Amsterdam, d’abord comme conservateur en chef du département des estampes, puis de 2001 à 2010 comme conservateur en chef du Rijksprentenkabinet. Depuis 2010, il est directeur de la Fondation Custodia à Paris. Il est l’éditeur du Hollstein’s Dutch and Flemish Etchings, Engravings and Woodcuts 1450-1700, l’ouvrage de référence sur l’art de l’estampe aux Pays-Bas.
 
Florian Rodari a une double formation, littéraire et d’histoire de l’art. Après sept ans passés au Cabinet des estampes de Genève, il dirige de 1979 à 1983 le musée de l’Élysée à Lausanne. Devenu conservateur indépendant, il organise régulièrement des expositions pour les musées tant en Suisse qu’à l’étranger. Auteur de nombreux ouvrages, il a réuni ses essais sur la gravure dans un recueil paru en 2014 aux éditions Gallimard sous le titre L’Univers comme alphabet. Chez 5 Continents Editions, il a publié en 2015 Claude Mellan. L’écriture de la méthode, en 2017 Impressions fortes. L’estampe en cent chefs-d’œuvre. Collection de la Fondation William Cuendet & Atelier de Saint-Prex, et en 2018 Picasso. Lever de Rideau. L’arène, l’atelier, l’alcôve et Traverser la lumière.
 
Alain Madeleine-Perdrillat est un historien de l’art français né en 1949 à Paris. Il a longtemps travaillé à la Réunion des musées nationaux, puis à l’Institut national d’histoire de l’art. Il est l’auteur d’une monographie sur Seurat (Skira, 1990), d’une étude sur Nicolas de Staël (Hazan, 2003) et d’essais sur des écrivains, des poètes et des peintres. Il a traduit plusieurs textes de Roberto Longhi, La Vie d’un peintre de Gino Severini (Hazan, 2011) et, récemment, L’Originalité de Thomas Jones de Lawrence Gowing (Fage éditions, 2017).
 
Peter Schatborn est directeur émérite du Rijksprentenkabinet au Rijksmuseum d’Amsterdam. Il a été chercheur invité au Getty Research Institute de Los Angeles et a organisé des expositions pour la Fondation Custodia – Collection Frits Lugt, à Paris, et The Frick Collection à New York. Il est spécialiste du dessin néerlandais du XVIIe siècle.
 
Catherine McCready, taille-doucière, responsable des collections à la Fondation William Cuendet & Atelier de Saint-Prex, en charge notamment de l’inventaire de l’œuvre sur papier de Palézieux, Catherine McCready a été très proche de l’artiste qui, à la fin de sa vie, lui confiait le tirage de ses gravures.
 
Pierre Vogt, né dans le Valais, ce professeur de cardiologie, graveur et photographe, a bien connu Gérard de Palézieux avec lequel il a pratiqué l’aquarelle. Il est actuellement le président de la Fondation William Cuendet & Atelier de Saint-Prex.




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