Nouveau ciel, nouvelle terre
Nouveau ciel, nouvelle terre
Révolution copernicienne dans Allemagne de la reforme (1530-1550)
Collectif  
Grenada, Miguel Angel (Introduction de) 
Mehl, Édouard (Introduction de) 
  • Éditeur : Belles Lettres (Les)
  • Collection : Ane d'or (L')
  • EAN : 9782251420370
  • Code Dimedia : 63042037
  • Format : Broché
  • Thème(s) : SCIENCES & TECHNIQUES, SCIENCES HUMAINES & SOCIALES
  • Sujet(s) : Histoire générale, Philosophie, Renaissance, Sciences
  • Pages : 448
  • Prix : 84,95 $
  • Paru le 19 mai 2009
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EAN: 9782251420370

Les communications présentées à ce colloque, intitulé « Nouveau ciel, nouvelle terre », en référence au verset de l'Apocalypse, qu'on peut voir inscrit sur les panneaux de l’horloge astronomique de Strasbourg, examinent, l’articulation étroite entre la problématique cosmologique et les inquiétudes religieuses liées à la recherche d’une nouvelle chronologie du monde, embrassant aussi bien l’histoire passée que future, pour autant que les Écritures permettent d’en conjecturer et savoir quelque chose – préoccupation eschato-logique constante chez les théologiens les plus écoutés, comme Philippe Melanchthon (1497-1560) ou Andreas Osiander (1498-1552).

En second lieu il est montré que la « révolution astronomique » et la mise en évidence d’une nouvelle explication des mouvements célestes supposent en fait beaucoup plus qu’une nouvelle théorie du ciel : en tant qu’elle remet en question la distinction traditionnelle entre un monde « sublunaire » et un ciel inaltérable, la « révolution » dite « astronomique » (selon l’expression d’Alexandre Koyré) engage aussi bien une révolution épistémique, et la remise en cause de la distinction traditionnelle des disciplines – physique, mathématique, métaphysique – et de leur mode de subordination.

Si l’incubation de la révolution copernicienne dure pendant au moins un siècle, c’est qu’elle n’implique pas seulement que l’hypothèse héliocentrique passe, comme par enchantement, du statut d’absurdité logique et physique, à celui d’évidence rationnelle ; il faut aussi que l’astronomie ou "science sidérale" conquière son titre et son statut authentique de « physique céleste », ce qu’elle fait avec Kepler (1571-1630) ; partant, toute la théorie du ciel est réinscrite dans le cadre plus vaste d’une nouvelle théorie du mouvement, et affranchi des définitions héritées d’Aristote (284-322).

Dans ce « nouveau ciel », il y a, comme sur la terre qu’il porte et qu’il enveloppe, de la matière, du mouvement, de la quantité, en sorte que les géomètres, mais aussi les physiciens et les alchimistes, peuvent aider à en déterminer la nature et les lois.

Le colloque a donc examiné aussi cette découverte, dans le sillage de Copernic (1473-1543), de la nature physique d’un ciel dont la matière, pour être plus subtile et moins tangible, n’en est pas moins réelle que la matière terrestre.






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