Vivre, nous voudrions
Vivre, nous voudrions
Poèmes et photographies, paroles d'exil, chants d'avenir
Collectif  
Belaskri, Yahia (Préface de) 
Delmaire, Julien (Postface de) 
Gattoni, Francesco (Photographies de) 
  • Éditeur : Temps des cerises (Le)
  • Collection : Commun'art
  • EAN : 9782370711038
  • Code Dimedia : 000168535
  • Format : Broché
  • Thème(s) : LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI
  • Sujet(s) : Poésie
  • Pages : 76
  • Prix : 27,95 $
  • Paru le 5 juin 2017
  • Statut : Disponible
  • Code de recherche: VIVNOV
  • Groupe: Poésie
  • Date de l'office: 1 juin 2017
  • Langue d'origine: français
EAN: 9782370711038

« Vivre, je voudrais, endormi dans la douce rumeur de la vie »

C’est le célèbre poème du grand écrivain italien Sandro Penna, qui a servi de déclencheur à la série de photographies en noir et blanc de Francesco Gattoni. À l’instar de Penna, capable de saisir en quelques lignes les chatoiements de la vie, Gattoni nous livre des images bouleversantes, d’une grande plasticité, qui nous guident vers le rêve sans jamais s’éloigner de la réalité quotidienne.

À partir de cette série inédite, Julien Delmaire, romancier et poète, a animé des ateliers d’écriture dans l’un des Pôle Insertion Solidarité de l’association Emmaüs au cœur de Paris. Pendant deux mois, neuf participants ont écrits des poèmes en s’inspirant des photographies de Francesco Gattoni.

Les participants aux ateliers sont tous des usagers du Pôle d’Insertion, ils apprennent le français, cherchent un emploi, un logement. Ils s’appellent Maria, Aouda, Marius, Khadidja. Ils sont venus d’Algérie, de Roumanie, de Tchétchénie, de Colombie. Leur passé est souvent douloureux, leur présent complexe et précaire. Le futur, ils l’envisagent d’abord à travers la possibilité de rester en France, de tisser des liens humains, de bâtir, de se projeter au-delà de la survie. Leurs textes sont d’une puissance inouïe. Avec des mots simples, des métaphores, des bribes de souvenirs, des fragments d’exils, des songes éveillés, ils écrivent l’exigence d’être au monde. Ces étrangers, nos frères et nos sœurs pourtant, qui parfois ne connaissent la langue française que depuis quelques mois, s’en emparent pour faire entendre leurs voix, singulières et émouvantes. La poésie sert ici de passerelle entre les cultures, les imaginaires. Car les femmes et les hommes ne vivent pas que de pain, mais aussi de beauté et de chansons.
 




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