Liberté, no 299
Liberté, no 299
Que reste-t-il de la contre-culture dans le Québec inc.?
Collectif  
  • Éditeur : Liberté
  • Collection : Liberté (#299)
  • EAN : 9782923675190
  • Code Dimedia : 24190019
  • Format : Revue & périodique
  • Thème(s) : BEAUX-ARTS, LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI, SCIENCES HUMAINES & SOCIALES
  • Sujet(s) : Cinéma / Roman adapté / Télé, Différences sociales, Littérature - Divers, Littérature - Essai / Critique, Sciences humaines - Divers
  • Pages : 68
  • Prix : 12,00 $
  • Paru le 4 mars 2013
  • Statut : Disponible
  • Code de recherche: LIBERT
  • Groupe: Sciences humaines
  • Date de l'office: 28 février 2013
  • Langue d'origine: français
EAN: 9782923675190

Aussi disponible en version numérique:

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Pourquoi parler encore de la contre-culture, quarante ans après ses débuts en terre québécoise, si l’on veut bien prendre comme point de repère la date tout à fait arbitraire de 1970, ou plus de quarante ans si l’on fouille ses prémices, apparues dès les années soixante ? Et dans Liberté, en plus, qui voua cette contre-culture aux gémonies, à grands coups de pamphlets de Jean Larose et de François Hébert ! Nicole Brossard, La nouvelle barre du jour et autres Beausoleil(s) furent plus souvent qu’à leur tour « varlopés » en nos pages… Voulonsnous ici en remettre une couche ? Non. Désirons-nous demander pardon pour nos ancêtres qui furent si rudes ? Que nenni. Souhaitons-nous juger sur pièce plutôt que sur impression ? Peut-être. Mais surtout, nous voulons profiter du recul qu’amène le passage du temps et explorer une question essentielle : que s’est-il passé au juste pendant cette période qui, au-delà des jugements esthétiques ou éthiques, fut marquante pour l’art au Québec ? Cette contre-culture existe-t-elle encore ? A-t-elle été récupérée par l’industrie culturelle (ses détracteurs diraient qu’elle en a toujours fait partie) ? A-t-elle disparu des radars ? A-t-elle des héritiers ? Si oui, lesquels ?

N’y a-t-il pas des paradoxes intéressants dans le clivage entre Révolution tranquille et contre-culture, dont celui-ci, qui n’est pas le moindre : plusieurs « contre-culturels » se sont permis de rappeler le point de départ révolutionnaire, politique, réformateur et rebelle de cette révolution devenue, pour paraphraser le Bison ravi, « tranquille trop » ? Et si la contre-culture avait permis, entre autres, de pointer du doigt le début de l’endormissement des révolutionnaires tranquilles ? Leur lente mais sûre institutionnalisation ?
 
Cette idée de numéro a jailli dans la foulée des événements célébrant d’abord les cinquante ans de la Révolution tranquille puis, de manière contagieuse – et au final assez cohérente –, la contre-culture des années soixante-dix. Deux événements produits par la Grande Bibliothèque et l’Académie des lettres du Québec ont particulièrement inspiré le montage du dossier : le Cabaret de la Nuit Blanche 2011, intitulé « Le Cabaret pas tranquille », qui regroupait bon nombre de textes marquants des années soixante et soixante-dix et qui fut repris en septembre 2011 au Festival international de la littérature (fil), et une soirée de lecture à la Grande Bibliothèque en février 2011, « La contre-culture contre quoi ? », dont la collecte des textes était signée Pierre Ouellet et Jonathan Lamy. Que ces derniers en soient remerciés, comme tous ceux qui ont participé à la tenue de ces événements, les artistes en premier lieu : ils ont permis, une fois de plus, de rappeler que certains combats n’ont pas fini d’être menés.




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